Banque et assurance se digitalisent à vitesse grand V

12/10/2016, publié par Grégory Krumm
Digitalisation des banques / digitalisation assurance

L’arrivée des fintechs et des GAFA dans le paysage de la banque et de l’assurance a certes de quoi déstabiliser ces secteurs, mais elle a le mérite de les pousser à faire leur mue numérique à grand renfort de plans de transformation digitale.

À en croire l’étude « La transformation numérique du secteur banque-assurance-finance » réalisée par Syntec Numérique en collaboration avec IDC France, plus des trois quarts (77 %) des entreprises concernées s’y sont lancées. Elles en attendent notamment une amélioration de leurs processus (68 %), de l’innovation (64 %), de l’expérience client (59 %) et de la conformité réglementaire (59 %).

L’étude révèle aussi que dans le secteur de la banque – assurance, la maturité numérique varie en fonction des initiatives, de l’organisation et des budgets qui y sont associés. La plupart du temps (64 %), c’est le groupe qui donne l’impulsion, sans forcément qu’un responsable de l’innovation et du numérique soit désigné. Et pourtant… intégrer ce profil d’expert, le fameux Chief Digital Officer, à l’organigramme rendrait les effets du repositionnement plus perceptibles (21 % contre 17 %).

En France, les projets de services en ligne, les solutions de paiement et les services multicanaux figurent parmi les plus avancés dans la banque – assurance. A l’inverse, les solutions d’analytique et big data se mettent en place, avec comme objectif commun de mieux connaître les clients et de permettre une meilleure analyse des risques.

Digitalisation de la banque – assurance : upselling et ventes croisées

A l’échelle mondiale, le constat s’avère plus tranché. Le rapport « Global Retail Banking 2016 » du Boston Consulting Group pointe ainsi l’impact direct d’une meilleure utilisation des données clients sur la performance de 20 des plus grandes banques de détail mondiales. Et celles qui affichent les meilleures performances financières sont aussi celles qui ont fait le plus d’efforts pour se digitaliser.

Gains de productivité, coûts plus serrés, meilleure efficacité commerciale facilitant l’upselling et les ventes croisées… Dopés par de moindres coûts opérationnels et par le fait de savoir proposer les produits adaptés au bon client au bon moment, leurs résultats avant impôt seraient 50 % plus élevés que la moyenne !