La peak season, improvisation ou anticipation ?

07/12/2015, publié par Alain Simon
peak season

High-tech, entertainment, grande consommation, e-commerce… de nombreux secteurs entrent au quatrième trimestre en période d’intense d’activité. Ce pic de saisonnalité, ou la peak season, se caractérise par d’importants accroissements de volumes et nécessite une forte adaptation tant technologique qu’humaine. Cette période charnière ne peut souffrir l’improvisation !
En effet, pour de nombreux acteurs des secteurs concernés, la peak season c’est tout d’abord un moment de forte pression, de stress et donc de challenges à relever pour les prestataires logistiques :

  • La convergence : la peak season a lieu pour tout le monde, au même moment. Les grands acteurs, du jeu vidéo et de la musique notamment, profitent de cette période pour faire des lancements obligeant les prestataires à une grande agilité en termes de m2 disponibles, de personnel formé et de logistique transport. Cette exigence est renforcée pour les acteurs du e-commerce qui font face à des pics de commandes particulièrement importants dans les semaines précédant Noël, mettant sous tension les équipes de préparateurs et les organisations de transport et de livraison du dernier kilomètre.
  • La préparation : elle peut commencer jusqu’à six mois en amont et nécessite un accroissement important de la main d’œuvre pour des volumes horaires conséquents (24/24 et 7/7 dans certains cas) et ce, sur plusieurs semaines. Le transport devra aussi être repensé et adapté aux exigences de la période. Les prestataires logistiques doivent faire preuve d’une grande adaptabilité pour gérer les process de leurs différents clients.
    En effet, si une préparation en amont est indispensable quel que soit le secteur d’activités, elle varie énormément en fonction des volumes ou de la nature des produits. À titre d’exemples, la logistique du digital printing ou du e-commerce nécessite une préparation très longue (jusqu’à 6 mois avant Noël) et ne s’arrête pas avant mi-janvier, quand la logistique entertainment court sur les deux derniers mois de l’année. Le secteur du jeu vidéo connaîtra deux moments de rush (communément appelés les D Day) : l’un au mois d’octobre (le premier lancement des jeux) et l’autre à la mi-novembre pour amorcer Noël. Ces délais extrêmement rapprochés requièrent une grande flexibilité pour les logisticiens qui doivent, en un temps très court, assurer la préparation et la livraison de centaines de milliers de produits. Il en sera de même pour la musique qui va connaître des temps forts liés aux sorties de quelques artistes avant les fêtes de fin d’année.
  • Le renforcement du système d’information : les volumes à gérer sont tels que le SI doit avoir été adapté pour supporter des charges sans précédent (davantage de capacitaires, de volumétrie, etc.) avec une exigence de support et de performance qui exclut toute interruption du service.
  • La satisfaction client : la peak season représente, pour certaines marques, jusqu’à 50 % de leur chiffre d’affaires annuel. Le respect des délais et de la qualité se révèle encore plus essentiel et peut avoir un impact déterminant sur la suite de la collaboration.

L’humain et la technologie : facteurs clés de succès pour faire face à la peak season

Face à des secteurs en pleine mutation et en plein développement (digital printing, sites e-commerce, etc.), les logisticiens doivent être munis des meilleurs outils pour répondre aux exigences du marché. L’humain et la technologie sont deux atouts forts et le digital printing en est la parfaite illustration. En effet, en l’espace de 4 ans, ce marché extrêmement dynamique basé essentiellement sur de l’impression d’albums photos a connu une telle progression que les acteurs doivent désormais gérer plus de 50 % de quantités supplémentaires.
En outre, ce secteur exige beaucoup de compétences techniques et les prestataires logistiques et print se doivent d’être à la pointe. Il est également indispensable que la main d’œuvre soit qualifiée et que des renforts soient prévus puisqu’il s’agit d’une activité qui, au moment de la peak season, oblige les logisticiens à s’entourer de 50 % de personnel en plus pour des horaires étendus (6j/7 puis 7j/7 pendant les deux derniers mois de l’année pour une partie des activités).
Vous l’avez compris, la peak season c’est avant tout une affaire de planification et d’anticipation, en quelque sorte la marque de fabrique de tout bon logisticien !