Databerg : La face inexploitable du big data

25/05/2016, publié par Grégory Krumm
big data et databerg

Si l’explosion du big data pour les entreprises est sans conteste une réelle opportunité business, encore faut-il réussir à l’exploiter pleinement. Et que les données elles-mêmes soient exploitables !
Ces données stockées dans les systèmes d’information des entreprises, dont l’immense majorité s’avère inexploitée, obsolète ou peu fiable, portent un nom : le databerg.

Démocratisée par l’étude européenne « Databerg 2015 » de Veritas Technologies LLC, cette face cachée du big data constitue la partie immergée de la masse gigantesque de données que brasse l’entreprise. Seules 14 % des données stockées auraient une utilité avérée, illustration de la difficulté qu’ont les responsables informatiques à appréhender ce que recèlent leurs réseaux.

Une telle inflation de données inexploitables, la “dark data”, s’expliquerait essentiellement par :

  • des stratégies informatiques fondées sur le volume plutôt que sur la pertinence des données ;
  • le recours croissant à des solutions de stockage gratuites telles que le cloud ;
  • l’attitude des collaborateurs en matière de stockage de documents volumineux.

Vers une meilleure exploitation du big data

Et cette mauvaise exploitation des données stockées aurait un coût pour le moins conséquent : près de 600 000 euros par entreprise chaque année !

Pour inverser la tendance, Veritas préconise quatre pistes :

  • identifier les données obscures (dark data), les risques et reconnaître les données à exploiter ;
  • éradiquer rapidement les données ROT (redondantes, obsolètes et triviales) afin de réduire les coûts inutiles ;
  • définir une stratégie de traitement de l’information réaliste afin de susciter des comportements plus responsables parmi les collaborateurs ;
  • augmenter la souplesse opérationnelle en utilisant des environnements de stockage dans le cloud.

Vaste chantier quand on sait que 63 % des entreprises françaises n’ont toujours pas défini de stratégie pour analyser leurs dark datas et évaluer leur valeur économique. Un nouvel enjeu pour les CDO ?