Comment allez-vous acheter online cette année ?

22/03/2016, publié par Alain Simon
e commerce 2016

Les premiers bilans de l’année 2015 le confirment : la croissance du e-commerce est un fait et l’innovation est continue. Mobilité, buy button, achat virtuel… Les e-consommateurs et e-marchands disposent de toujours plus d’options et d’outils. Mais regardons d’un peu plus près ce qui se dessine parmi les tendances e-commerce pour 2016 car la crise économique impacte de moins en moins les achats online.

1/ L’économie du partage : bien plus qu’un simple levier financier

Le recours à cette économie du partage est d’abord motivé par l’aspect financier. En effet, pour une large majorité de personnes y ayant eu recours, la consommation collaborative permet de faire des économies substantielles (88 %). 6 e-acheteurs sur 10 se sentiraient contraints d’utiliser ces nouvelles pratiques pour faire face à la crise économique.

Toutefois, l’économie du partage, ce n’est pas que cela : pour les e-acheteurs, elle permet également d’optimiser les ressources disponibles (87 %), de trouver un produit ou service que l’on ne trouve pas ailleurs (78 %), de varier ses achats (70 %), ou même de faire des rencontres (69 %).

Par ailleurs, pour une majorité d’e-acheteurs, la consommation collaborative ne se substitue pas aux circuits d’achat classiques : elle s’y ajoute. 87 % d’entre eux déclarent d’ailleurs n’y faire appel que dans certaines occasions.

2/ Vers une « ubérisation » de la livraison ?

Pour leurs achats en ligne en 2015, les Français se sont principalement fait livrer chez eux (88 %) ou dans un Point Relais (81 %). 3 e-acheteurs sur 10 se sont également fait livrer en magasin, et 7 % ont opté pour la livraison en consigne.

Les tendances e-commerce pour 2016 nous montrent que les intentions des e-acheteurs restent les mêmes, bien que l’on observe un score en hausse pour la livraison en consigne (13 % vs 7 %).

La moitié des e-acheteurs serait intéressée par une livraison effectuée par un particulier, pour un prix moins élevé (51 %) : une appétence pour le collaboratif que l’on retrouve jusque dans cet usage.

La livraison des produits dans le coffre de leur voiture ne séduit qu’un tiers des répondants (31 %), tandis que le recours à un drone n’intéresserait que 28 % d’entre eux (mais 38 % des 18-24 ans et 36 % des 25-34 ans).

Enfin, 35 % des e-acheteurs seraient intéressés par un système de livraison express en illimité, moyennant le versement d’une cinquantaine d’euros. Un chiffre qui passe à 47 % chez les 18-24 ans et 40 % chez les 25-34 ans. Une formule déjà proposée par Amazon, à laquelle 12 % des e-acheteurs déclarent avoir souscrit.

3/ La sécurité, première attente des Français en matière de e-commerce pour 2016

60 % des e-acheteurs estiment qu’il est prioritaire que les commerçants en ligne s’engagent sur la sécurité des transactions réalisées sur le site (65 % pour les femmes). 55 % veulent également que la sécurité de leurs données personnelles soit assurée.

Plus de la moitié des e-acheteurs attendent également des sites de e-commerce que les tarifs affichés soient clairs, en termes de produit comme de livraison (52 %, et 55 % chez les femmes). En d’autres termes, la sécurité sera le mot d’ordre pour l’e-commerce en 2016.

4/ Le m-commerce, la tendance à suivre

Si le mobile ne fait pas encore partie des principaux canaux d’achat en France, il occupe néanmoins une place majeure dans le processus d’achats des Français. En effet, 71 % des parcours d’achat en France débutent sur mobile, que ce soit pour comparer les prix, chercher des offres, des bonnes affaires, consulter les avis ou encore vérifier la disponibilité en magasin.

Selon une étude conduite par RetailMeNot, 69 % des mobinautes français estiment que l’expérience mobile proposée par les boutiques en ligne n’est pas adaptée et représente un frein à l’achat. Afin de renforcer et développer les ventes de produits via smartphones, les e-commerçants doivent donc commencer dès maintenant à adapter leurs plateformes pour se positionner sur un outil qui pourrait représenter 30 % des transactions e-commerce en Europe et atteindre 50 %, voire plus, en 2017.

5/ L’omnicanal, au service de l’expérience client

La digitalisation et l’accès à de nouveaux supports numériques modifient le comportement d’achat des consommateurs. Toujours plus exigeants, à la recherche de flexibilité tout au long de leur parcours d’achat, ils adoptent désormais un comportement multicanal pour commander en ligne. 50 % des transactions e-commerce dans le monde se font à partir de plusieurs appareils. Il est donc primordial pour les boutiques en ligne de décliner leur site e-commerce sur différents supports en facilitant la navigation des internautes.

En parallèle, les marchands doivent multiplier les points de contact online et offline avec les consommateurs de plus en plus adeptes du Showrooming et, surtout du Webrooming.

51 % d’entre eux effectuent des recherches sur Internet avant de se rendre en magasin.

En 2016, une stratégie multicanale devient donc indispensable pour les e-commerçants afin d’accroître les chances de conversion.

6/ Le social commerce, la nouvelle vague à surfer

En 2015, les réseaux sociaux ont définitivement pris le virage du e-commerce en multipliant les initiatives pour permettre à leurs membres de commander des produits directement au sein de leur plateforme. Entre l’implémentation des Buy Buttons chez Google (rendre possible les transactions d’e-commerce directement dans les résultats de Google shopping), le lancement de Facebook Dynamic Product Ads ou encore la mise en place de la fonctionnalité TrueView for shopping (qui permet notamment à de petits annonceurs de mettre en ligne des annonces vidéo pour un prix raisonnable), le shopping social est en plein essor et cherche à développer de nouvelles solutions e-commerce.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux font partie intégrante du quotidien des internautes qui y passent plus de deux heures par jour et n’hésitent plus à échanger et consulter les avis en ligne avant d’acheter.

Cela implique une gestion de leur communauté, la mise en place de moyens de paiement spécifiques, mais offre une véritable relation de proximité au consommateur.

En 2016, ces tendances e-commerce centrées sur l’expérience client seront consolidées, les marchands devront en saisir les enjeux et placer ces nouveaux codes de consommation au cœur de leurs stratégies pour rester pertinents sur leur marché et atteindre leurs consommateurs.

7/ La réalité augmentée, à essayer chez soi

Le commerce traditionnel tire son avantage de la possibilité de toucher et d’essayer les produits. Les e-marchands, notamment les boutiques de mode, peuvent désormais proposer un service équivalent grâce à la réalité augmentée, avec la possibilité pour les clients d’essayer virtuellement leurs futures acquisitions.

8/ Le SEO Amazon, un indispensable ?

Alors que beaucoup de marchands sont sceptiques vis-à-vis de la vente sur Amazon, nombre d’entre eux ne peuvent (pour le moment) se passer de la portée phénoménale de la marketplace. À l’instar de Google, il est nécessaire de figurer parmi les premiers dans la recherche produits d’Amazon. Ainsi, une nouvelle compétence voit le jour en matière de référencement : le SEO Amazon.

9/ Facebook, Instagram et Pinterest, place à l’inbound marketing

L’importance de Facebook dans l’engagement du consommateur auprès des marques n’est plus à démontrer. Facebook étant déjà devenu indispensable pour les marchands en ligne, 2016 verra la généralisation des plateformes visuelles telles qu’Instagram et Pinterest omme le cœur de dispositifs d’inbound marketing, c’est-à-dire de ne pas faire de publicité directe, mais d’attirer l’attention des utilisateurs en publiant des contenus intéressants. Les services WhatsApp et Snapchat peuvent également réserver des surprises. Certains sites proposent déjà des campagnes virales via ces réseaux.

10/ Le wearable marketing, à porter sur soi

Last but not least, le Wearable Marketing consiste à intégrer une composante mobile au sein de sa stratégie marketing. 2016 sera très certainement l’année de l’explosion d’un autre format embarqué : les objets connectés tels que l’Apple watch.

Les premières applications dédiées sont déjà disponibles et ce n’est qu’un début. Il convient de rester attentif aux évolutions technologiques de ce secteur afin de prendre une longueur d’avance et ainsi obtenir un avantage concurrentiel à moyen terme.